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Les banques vont mal, les banquiers sont rassurés
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Trop peu ! Trop tard ! Le jugement porte par Hillary Clinton sur le pian de sauvetage de la finance américaine élaboré par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, peut semblerexcessif. Il n'est pourtant pas injustifié, tant la nécessaire rénovation de la régulation bancaire outre-Atlantique, peut sembler tardive, voire dérisoire, quand le système financier mondial est secoué par l'une des crises les plus graves de son histoire.

Les nouvelles et vertigineuses dépréciations d'actifs annoncées quasi simultanément hier par UBS (12 milliards d'euros) et Deutsche Bank (2,5 milliards) sont venues rappeler que cette crise, d'origine américaine, est désormais mondiale, profonde et, surtout, loin d'étre achevée. Ces deux établissements ont souligné que ces dépréciations étaient devenues inéluctables en raison de « conditions de marche s'étant considérablement détériorées ces dernières semaines ».

De là à dire que d'autres banques devraient suivre, il n'y a qu'un pas d'autant plus aisé à franchir que les méthodes de valorisation des actifs affectés par la crise du « subprime », ces crédits immobiliers à risque américains, diffèrent encore beaucoup d'un établissement à l'autre. En Europe, Barclays, Royal Bank of Scotland, Crédit Agricole ou, encore, Société Generale, ne sont toujours pas sortis de l'ceil du cyclone. Quant aux établissements américains, aucun, à l'exception de Goldman Sachs, ne semble devoir étre épargné...

Le mois de mars, le dernier avant la clòture des comptes du premier trimestre, a connu, il est vrai, une nouvelle aggravation des problèmes de liquidité interbancaire, collant les banques avec leur papier décoté. Le cauchemar de décembre semblait revenir. La réaction des investisseurs, poussant hier les valeurs financieres à la hausse, avait donc de quoi surprendre. En réalité, au-delà d'aspects purement techniques, ce soudain emballement reflétait un espoir et un constat.

L'espoir, c'est que le nettoyage des bilans bancaires entre enfin dans sa phase definitive. Le constat, c'est que les pouvoirs publics ne resteront pas les bras croisés si, d'aventure, une nouvelle tourmente devait emporter une banque. On le subodorait depuis la nationalisation « temporaire » de Northern Rock par le gouvernement de Londres. On le constatait avec les débats sur la mise en place de structures de défaisance outre-Rhin. On en a l'absolue certitude depuis le pian de sauvetage de Bear Stearns, concocté dans l'urgence par la Réserve federale américaine, mi-mars.

Ce n'est pas moral. On soupconne que cela pousse les banquiers à l'irresponsabilité. Mais tout bien considéré, c'est la seule réponse possible pour éviter que cette crise du crédit ne nous ramène à 1929.


Source >  Les Echos


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